Kenmerken
Conditie
Zo goed als nieuw
Type
Overige wetenschappen
Jaar (oorspr.)
1964
Auteur
zie beschrijving
Beschrijving
||boek: Het ontstaan van de mensheid|vertaling: C.P.A. de Wit|AULA [182]
||door: Aula, Camille Arambourg
||taal: nl
||jaar: 1964
||druk: ?
||pag.: 190p
||opm.: pocket|zo goed als nieuw
||isbn: N/A
||code: 1:002175
--- Over het boek (foto 1): Het ontstaan van de mensheid ---
De vraag naar oorsprong en ontstaan van de mens is misschien wel zo oud als de mensheid zelf. Alle volken en alle culturen, hoe primitief ook, hebben een scheppingsverhaal: poëtisch of romantisch, of van ontroerende schoonheid. Het zoeken naar een wetenschappelijk antwoord op deze vraag echter is nieuw, nauwelijks een mensenleeftijd oud. Toen in 1868 een jager toevallig de grotschilderingen van Altamira ontdekte wilde niemand aan hun authenticiteit geloven. Sindsdien zijn op vele plaatsen ter wereld, o.a. in het Dordogne-gebied in Frankrijk, in het Neanderthal, de grotten van Grimaldi, op vele plaatsen in Afrika, bij Peking en op Java fossiele resten gevonden van mensen, van hun werktuigen of van hun kunstvoorwerpen. We weten daardoor vrij veel van hun uiterlijk en hun levenswijze. Prof. Arambourg is een erkende autoritei t op dit gebied. Indit boek heeft hijop heldere en sys tematische wijze onze kennis op dit terrein bijeen gebracht en voor ieder toegankelijk gemaakt.
[bron: flaptekst]
--- Over (foto 2): Aula ---
De Aula-reeks is een populair-wetenschappelijke boekenreeks die in 1957 werd gestart door Uitgeverij Het Spectrum in Utrecht als wetenschappelijkere versie van de Prisma Pockets naar het voorbeeld van de Engelse Pelican Books. De reeks omvatte ruim 700 pockets over mens- en natuurwetenschappen, kunst en filosofie.
Het betreft de volgende uitgaven:
...
[bron: wikipedia]
--- Over (foto 3): Camille Arambourg ---
Camille Arambourg, né le 3 février 1885 à Paris et mort le 19 novembre 1969 dans la même ville, est un ingénieur agronome, géologue, paléontologue et paléoanthropologue français. Il a principalement développé ses recherches de terrain en Afrique du Nord et en Afrique de l'Est.
Louis Joseph Camille Arambourg fit ses études secondaires, puis ses études supérieures à Paris. Il obtint son diplôme d'ingénieur agronome en 1908.
Il avait quelques mois lorsque ses parents l'emmenèrent en Algérie pour la première fois, et c'est dans les vignobles de son père, dans l'Oranie, qu'il fit ses premières armes d'ingénieur agronome en 1909.
A partir de 1920, Camille Arambourg enseigna pendant 10 ans la géologie à l'Institut agricole d'Alger, avant de se fixer à Paris en 1930. Il fut professeur de géologie à l'Institut national agronomique, à Paris, de 1930 à 1936, puis professeur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, titulaire de la chaire de paléontologie, de 1936 à 1956, à la suite de Marcellin Boule.
Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1961.
Particulièrement intéressé par les hommes et les animaux fossiles du Maghreb, Camille Arambourg découvrit en Algérie les plus anciens fossiles humains connus encore aujourd'hui en Afrique du Nord. De 1954 à 1956, Camille Arambourg et Robert Hoffstetter mirent au jour plusieurs fossiles humains sur le site de Tighennif (anciennement Ternifine), dans la wilaya de Mascara (région d'Oran). Ils ont été datés d'au moins 700 000 ans en 1986.
Ces fossiles permirent à Camille Arambourg de créer en 1955 l'espèce Atlanthropus mauritanicus. Les divers genres représentatifs d'espèces humaines ont tous été ramenés dans les années 1960 au seul genre Homo, et les chercheurs qui considèrent cette espèce comme potentiellement valide parlent aujourd'hui d'Homo mauritanicus.
Arambourg a également participé à la découverte de nombreux fossiles de vertébrés aquatiques du Crétacé supérieur des bassins de phosphates du Maroc. Parmi les taxons dont il a contribué à la découverte et au nommage, figure Mosasaurus beagei, l'une des cinq espèces reconnus du genre Mosasaurus.
Camille Arambourg conduisit deux grandes expéditions dans la basse vallée de l'Omo, en Éthiopie, en 1932-1933, puis en 1967-1969. Il mena des recherches géologiques et paléontologiques au Kenya lors de l'expédition de 1932, et fit plusieurs voyages en Tanzanie.
Camille Arambourg et Yves Coppens découvrirent en 1967 dans la vallée de l'Omo les premiers ossements fossiles, très fragmentaires, qui leur ont permis de définir la même année l'espèce Paranthropus aethiopicus (2,7 à 2,3 Ma), l'une des trois espèces de Paranthropes connues à ce jour.
Camille Arambourg défendait notamment avec passion la théorie selon laquelle l'Homme moderne serait le descendant de l'Homme de Néandertal, hypothèse totalement invalidée depuis. A ses yeux, ceux qui ne reconnaissaient pas l'évidence de cette solution obéissaient manifestement à d'obscures considérations métaphysiques : « La naïve et pitoyable vanité humaine se refuse à admettre que le « roi de la création » ait pour ancêtre le Néandertalien, si proche encore de l'animalité, en lequel on voudrait s'efforcer de voir un rameau « éteint » ou même « dégénéré », sans rapport avec l'Homo sapiens ».
Camille Arambourg a particulièrement étudié les poissons fossiles, complétant les connaissances de son temps en ichtyologie.
On doit aussi à Camille Arambourg la description des genres :
Distinctions
Publications
[source: wikipedia]
Camille Arambourg
homo fossilis
Camille Arambourg était une sommité de la paléontologie. Universellement reconnu comme un grand découvreur, comme un savant, c'était aussi un homme chaleureux, d'une grande disponibilité. Sa carrière a pris naissance en Algérie où il a fait ses premières découvertes.. Yves Coppens, le directeur du Musée de l'Homme, qui fut son collaborateur et son ami, nous dit, en quelques lignes, l'essentiel de cette longue carrière.
C'est à Paris que Camille Arambourg naît en février 1885, et meurt en novembre 1969. C'est aussi à Paris qu'il fait ses études secondaires, puis ses études supérieures.
Mais il avait une seconde patrie, l'Afrique du Nord. Il avait quelques mois lorsque ses parents l'emmenèrent en Algérie pour la première fois, et c'est dans les vignobles de son père, dans l'Oranais, qu'il fit ses premières armes d'ingénieur agronome; il enseignera 10 ans la géologie à l'Institut agricole d'Alger avant de se fixer à Paris en 1930, fixation d'ailleurs relative car, nommé professeur de géologie à l'Institut national agronomique de 1930 à 1936, puis professeur au Muséum national d'histoire naturelle de 1936 à 1956, il n'y eut guère d'années qui ne le virent effectuer deux ou trois voyages en Tunisie, en Algérie ou au Maroc.
Lorsque l'on parcourt les 231 titres de son oeuvre scientifique, c'est en effet l'Afrique qui occupe, de très loin, le premier plan puisqu'elle fait l'objet de plus de 150 de ses travaux et qu'elle est largement présente dans une cinquantaine d'autres; en tout premier lieu l'Afrique du Nord, qui représente, à elle seule, 108 ouvrages et articles.
Sa passion pour les sciences de la nature était très ancienne puisque, dès le lycée, ses camarades l'appelaient "l'homme fossile"; son choix définitif des sciences paléontologiques s'attache d'ailleurs à des circonstances bien particulières qu'il aimait à raconter. Quand, en 1909, Arambourg, jeune ingénieur agronome de 23 ans, va rejoindre les vignobles familiaux de la région d'Oran, son père lui demande d'étudier les possibilités d'une meilleure irrigation de ses cultures. Et cette recherche hydrogéologique le conduit à recueillir, dans les marnes et les tripolis d'un étage du Miocène, le Sahélien, les restes de très nombreuses espèces de poissons fossiles; cette récolte va faire naître chez lui une véritable passion pour la paléontologie. Il ne restera que 6 ans agriculteur et lorsqu'il rentrera de la guerre en 1920, ce sera en qualité de professeur de géologie à l'Institut agricole d'Alger. Il pourra alors non seulement poursuivre, ses récoltes mais les étudier dans les laboratoires algérois et parisiens.
Ses nombreux travaux sur les mammifères l'ont naturellement conduit à traiter du groupe des Hominidés auquel il a consacré 72 publications; les Australopithèques que nous découvrîmes ensemble en Ethiopie, les industries de galets aménagés qu'il reconnut avec L. Balout dans le Constantinois, les Pithécanthropes qu'il mit au jour avec R. Hoffstetter à Ternifine et qu'il appela Atlanthropes, les Néandertaliens du Djebel Irhoud que lui offrit E. Ennouchi, les hommes fossiles du Paléolithique supérieur qu'il récolta dans les grottes d'Afalou-bou-Rhummel et des Beni-Segoual, le firent se pencher sur les problèmes d'origine et d'évolution de l'Homme. Il a exposé ses "Humanité" (PUF, Que sais-je ) qui a eu un tel succès que l'année de sa mort, en 1969, Camille Arambourg en publiait une 8e édition, 27 ans après l'édition originale, traduite en portugais, en japonais, en hollandais.
Camille Arambourg était un homme de terrain. "J'ai consacré à la recherche sur le terrain une grande partie de mon activité", écrit-il, "j'ai en effet toujours pensé qu'il y avait pour un Paléontologiste le plus grand intérêt à effectuer lui-même la récolte .. H. C'était aussi un naturaliste dans le plein sens du terme : c'est à travers la nature d'aujourd'hui qu'il voulait appréhender la nature passée: "Les fossiles sont des vestiges d'êtres qui ont vécu et c'est en tant qu'êtres vivants qu'ils doivent être considérés", écrit-il encore.
Qu'il me soit permis d'ajouter une note personnelle sur l'homme qu'était Camille Arambourg. Très chaleureux, très courtois, très modeste, doué d'une grande puissance de travail associée à une grande énergie, la retraite n'avait été pour lui qu'une date administrative, et les riverains du Jardin des Plantes et des ruelles du 5e arrondissement, gardent certainement encore le souvenir de sa silhouette, bien droite, se rendant à pied de son domicile, rue Lagarde, au Muséum où nous travaillions encore ensemble en novembre 1969, quelques jours avant sa mort.
Yves Coppens [source: http--www.memoireafriquedunord.net/biog/biogHC_arambourg.htm]
||door: Aula, Camille Arambourg
||taal: nl
||jaar: 1964
||druk: ?
||pag.: 190p
||opm.: pocket|zo goed als nieuw
||isbn: N/A
||code: 1:002175
--- Over het boek (foto 1): Het ontstaan van de mensheid ---
De vraag naar oorsprong en ontstaan van de mens is misschien wel zo oud als de mensheid zelf. Alle volken en alle culturen, hoe primitief ook, hebben een scheppingsverhaal: poëtisch of romantisch, of van ontroerende schoonheid. Het zoeken naar een wetenschappelijk antwoord op deze vraag echter is nieuw, nauwelijks een mensenleeftijd oud. Toen in 1868 een jager toevallig de grotschilderingen van Altamira ontdekte wilde niemand aan hun authenticiteit geloven. Sindsdien zijn op vele plaatsen ter wereld, o.a. in het Dordogne-gebied in Frankrijk, in het Neanderthal, de grotten van Grimaldi, op vele plaatsen in Afrika, bij Peking en op Java fossiele resten gevonden van mensen, van hun werktuigen of van hun kunstvoorwerpen. We weten daardoor vrij veel van hun uiterlijk en hun levenswijze. Prof. Arambourg is een erkende autoritei t op dit gebied. Indit boek heeft hijop heldere en sys tematische wijze onze kennis op dit terrein bijeen gebracht en voor ieder toegankelijk gemaakt.
[bron: flaptekst]
--- Over (foto 2): Aula ---
De Aula-reeks is een populair-wetenschappelijke boekenreeks die in 1957 werd gestart door Uitgeverij Het Spectrum in Utrecht als wetenschappelijkere versie van de Prisma Pockets naar het voorbeeld van de Engelse Pelican Books. De reeks omvatte ruim 700 pockets over mens- en natuurwetenschappen, kunst en filosofie.
Het betreft de volgende uitgaven:
...
[bron: wikipedia]
--- Over (foto 3): Camille Arambourg ---
Camille Arambourg, né le 3 février 1885 à Paris et mort le 19 novembre 1969 dans la même ville, est un ingénieur agronome, géologue, paléontologue et paléoanthropologue français. Il a principalement développé ses recherches de terrain en Afrique du Nord et en Afrique de l'Est.
Louis Joseph Camille Arambourg fit ses études secondaires, puis ses études supérieures à Paris. Il obtint son diplôme d'ingénieur agronome en 1908.
Il avait quelques mois lorsque ses parents l'emmenèrent en Algérie pour la première fois, et c'est dans les vignobles de son père, dans l'Oranie, qu'il fit ses premières armes d'ingénieur agronome en 1909.
A partir de 1920, Camille Arambourg enseigna pendant 10 ans la géologie à l'Institut agricole d'Alger, avant de se fixer à Paris en 1930. Il fut professeur de géologie à l'Institut national agronomique, à Paris, de 1930 à 1936, puis professeur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, titulaire de la chaire de paléontologie, de 1936 à 1956, à la suite de Marcellin Boule.
Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1961.
Particulièrement intéressé par les hommes et les animaux fossiles du Maghreb, Camille Arambourg découvrit en Algérie les plus anciens fossiles humains connus encore aujourd'hui en Afrique du Nord. De 1954 à 1956, Camille Arambourg et Robert Hoffstetter mirent au jour plusieurs fossiles humains sur le site de Tighennif (anciennement Ternifine), dans la wilaya de Mascara (région d'Oran). Ils ont été datés d'au moins 700 000 ans en 1986.
Ces fossiles permirent à Camille Arambourg de créer en 1955 l'espèce Atlanthropus mauritanicus. Les divers genres représentatifs d'espèces humaines ont tous été ramenés dans les années 1960 au seul genre Homo, et les chercheurs qui considèrent cette espèce comme potentiellement valide parlent aujourd'hui d'Homo mauritanicus.
Arambourg a également participé à la découverte de nombreux fossiles de vertébrés aquatiques du Crétacé supérieur des bassins de phosphates du Maroc. Parmi les taxons dont il a contribué à la découverte et au nommage, figure Mosasaurus beagei, l'une des cinq espèces reconnus du genre Mosasaurus.
Camille Arambourg conduisit deux grandes expéditions dans la basse vallée de l'Omo, en Éthiopie, en 1932-1933, puis en 1967-1969. Il mena des recherches géologiques et paléontologiques au Kenya lors de l'expédition de 1932, et fit plusieurs voyages en Tanzanie.
Camille Arambourg et Yves Coppens découvrirent en 1967 dans la vallée de l'Omo les premiers ossements fossiles, très fragmentaires, qui leur ont permis de définir la même année l'espèce Paranthropus aethiopicus (2,7 à 2,3 Ma), l'une des trois espèces de Paranthropes connues à ce jour.
Camille Arambourg défendait notamment avec passion la théorie selon laquelle l'Homme moderne serait le descendant de l'Homme de Néandertal, hypothèse totalement invalidée depuis. A ses yeux, ceux qui ne reconnaissaient pas l'évidence de cette solution obéissaient manifestement à d'obscures considérations métaphysiques : « La naïve et pitoyable vanité humaine se refuse à admettre que le « roi de la création » ait pour ancêtre le Néandertalien, si proche encore de l'animalité, en lequel on voudrait s'efforcer de voir un rameau « éteint » ou même « dégénéré », sans rapport avec l'Homo sapiens ».
Camille Arambourg a particulièrement étudié les poissons fossiles, complétant les connaissances de son temps en ichtyologie.
On doit aussi à Camille Arambourg la description des genres :
- Rhynchodercetis
- Ganopristis
Distinctions
- Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur
- Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1914-1918
- Chevalier de l'ordre du Mérite agricole Chevalier de l'ordre du Mérite agricole
- Croix du combattant Croix du combattant
Publications
- Arambourg C. (1948), « Observations sur le Quaternaire de la région du Hoggar », Travaux de l'Institut de Recherches Sahariennes, t. V, p. 7-18
- Arambourg C. (1955), « L'ancien lac de Tihodaïne et ses gisements préhistoriques - I. Historique et stratigraphie », in : Actes du IIe Congrès Panafricain de Préhistoire d'Alger (1952), p. 281-292
- Arambourg C. (1957), « Récentes découvertes de paléontologie humaine réalisées en Afrique du Nord française (L'Atlanthropus de Ternifine - L'Hominien de Casablanca) », in : Third Panafrican Congress on Prehistory, Livingstone 1955, Clark, J.D. et Cole, S. (dir.), Londres, Chatto &Windus, p. 186-194
- Arambourg C. (1958), « Les artisans des industries acheuléennes », Bulletin de la Société Préhistorique de l'Ariège (Préhistoire Spéléologie Ariégeoises), t. XIII, p. 43-47
- Arambourg C. (1962), « État actuel des recherches sur le Quaternaire de l'Afrique du Nord », in : Actes du IVe Congrès Panafricain de Préhistoire et de l'Étude du Quaternaire, Musée royal de l'Afrique centrale - Tervuren (Belgique) - Annales, série in 8° - Sciences humaines, no 40, p. 255-277
- C. Arambourg et Pierre Biberson (1956), « The fossil human remains from the Paleolithic site of Sidi Abderrahman (Morocco) », American Journal of Physical Anthropology, v. 14 n.s., no 3, p. 467-490
- Camille Arambourg, La Genèse de l'Humanité, coll. « Que sais-je ? », P.U.F., Paris, 1942 (8e édition en 1969)
[source: wikipedia]
Camille Arambourg
homo fossilis
Camille Arambourg était une sommité de la paléontologie. Universellement reconnu comme un grand découvreur, comme un savant, c'était aussi un homme chaleureux, d'une grande disponibilité. Sa carrière a pris naissance en Algérie où il a fait ses premières découvertes.. Yves Coppens, le directeur du Musée de l'Homme, qui fut son collaborateur et son ami, nous dit, en quelques lignes, l'essentiel de cette longue carrière.
C'est à Paris que Camille Arambourg naît en février 1885, et meurt en novembre 1969. C'est aussi à Paris qu'il fait ses études secondaires, puis ses études supérieures.
Mais il avait une seconde patrie, l'Afrique du Nord. Il avait quelques mois lorsque ses parents l'emmenèrent en Algérie pour la première fois, et c'est dans les vignobles de son père, dans l'Oranais, qu'il fit ses premières armes d'ingénieur agronome; il enseignera 10 ans la géologie à l'Institut agricole d'Alger avant de se fixer à Paris en 1930, fixation d'ailleurs relative car, nommé professeur de géologie à l'Institut national agronomique de 1930 à 1936, puis professeur au Muséum national d'histoire naturelle de 1936 à 1956, il n'y eut guère d'années qui ne le virent effectuer deux ou trois voyages en Tunisie, en Algérie ou au Maroc.
Lorsque l'on parcourt les 231 titres de son oeuvre scientifique, c'est en effet l'Afrique qui occupe, de très loin, le premier plan puisqu'elle fait l'objet de plus de 150 de ses travaux et qu'elle est largement présente dans une cinquantaine d'autres; en tout premier lieu l'Afrique du Nord, qui représente, à elle seule, 108 ouvrages et articles.
Sa passion pour les sciences de la nature était très ancienne puisque, dès le lycée, ses camarades l'appelaient "l'homme fossile"; son choix définitif des sciences paléontologiques s'attache d'ailleurs à des circonstances bien particulières qu'il aimait à raconter. Quand, en 1909, Arambourg, jeune ingénieur agronome de 23 ans, va rejoindre les vignobles familiaux de la région d'Oran, son père lui demande d'étudier les possibilités d'une meilleure irrigation de ses cultures. Et cette recherche hydrogéologique le conduit à recueillir, dans les marnes et les tripolis d'un étage du Miocène, le Sahélien, les restes de très nombreuses espèces de poissons fossiles; cette récolte va faire naître chez lui une véritable passion pour la paléontologie. Il ne restera que 6 ans agriculteur et lorsqu'il rentrera de la guerre en 1920, ce sera en qualité de professeur de géologie à l'Institut agricole d'Alger. Il pourra alors non seulement poursuivre, ses récoltes mais les étudier dans les laboratoires algérois et parisiens.
Ses nombreux travaux sur les mammifères l'ont naturellement conduit à traiter du groupe des Hominidés auquel il a consacré 72 publications; les Australopithèques que nous découvrîmes ensemble en Ethiopie, les industries de galets aménagés qu'il reconnut avec L. Balout dans le Constantinois, les Pithécanthropes qu'il mit au jour avec R. Hoffstetter à Ternifine et qu'il appela Atlanthropes, les Néandertaliens du Djebel Irhoud que lui offrit E. Ennouchi, les hommes fossiles du Paléolithique supérieur qu'il récolta dans les grottes d'Afalou-bou-Rhummel et des Beni-Segoual, le firent se pencher sur les problèmes d'origine et d'évolution de l'Homme. Il a exposé ses "Humanité" (PUF, Que sais-je ) qui a eu un tel succès que l'année de sa mort, en 1969, Camille Arambourg en publiait une 8e édition, 27 ans après l'édition originale, traduite en portugais, en japonais, en hollandais.
Camille Arambourg était un homme de terrain. "J'ai consacré à la recherche sur le terrain une grande partie de mon activité", écrit-il, "j'ai en effet toujours pensé qu'il y avait pour un Paléontologiste le plus grand intérêt à effectuer lui-même la récolte .. H. C'était aussi un naturaliste dans le plein sens du terme : c'est à travers la nature d'aujourd'hui qu'il voulait appréhender la nature passée: "Les fossiles sont des vestiges d'êtres qui ont vécu et c'est en tant qu'êtres vivants qu'ils doivent être considérés", écrit-il encore.
Qu'il me soit permis d'ajouter une note personnelle sur l'homme qu'était Camille Arambourg. Très chaleureux, très courtois, très modeste, doué d'une grande puissance de travail associée à une grande énergie, la retraite n'avait été pour lui qu'une date administrative, et les riverains du Jardin des Plantes et des ruelles du 5e arrondissement, gardent certainement encore le souvenir de sa silhouette, bien droite, se rendant à pied de son domicile, rue Lagarde, au Muséum où nous travaillions encore ensemble en novembre 1969, quelques jours avant sa mort.
Yves Coppens [source: http--www.memoireafriquedunord.net/biog/biogHC_arambourg.htm]
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Nieuwpoort+Deel Westende
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Sinds 7 jan '25
Zoekertjesnummer: m2220668434
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